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Haïti : Le Néolakou, un concept révolutionnaire

lundi 5 février 2018

Par Alain Philoctète*

Soumis à AlterPresse le 30 janvier 2018

La philosophie des lakous, historiquement construite, s’inscrit dans le mouvement populaire haïtien, dans ce qu’il a de plus intelligent, tirant les leçons des luttes antérieures, et s’appuyant sur les formes du vivre ensemble. Ces lakous, qui ont été pensés et élaborés dans le pays en-dehors et reniés par les dominants, sont en train de construire une alternative féconde, révolutionnaire, en se transformant en nouveaux lakous (ekolakou et ekovilaj) situés dans quelques départements du pays. Ils comportent des potentialités émancipatrices, porteuses d’avenir.

L’enjeu essentiel est de savoir s’ils seront capables de produire un mode de vie alternatif à la formation sociale haïtienne, dominée par une oligarchie archaïque et profondément réactionnaire. Une oligarchie ancrée dans le capitalisme globalisé qui, lui-même, se dirige tout droit vers un abîme infernal. La petite bourgeoisie, quant à elle, considère les catégories au fondement du capitalisme, c’est-à-dire la marchandise, le travail abstrait, l’argent, le salaire, le profit, le marché et l’État comme des catégories indépassables, transhistoriques.

Nous avons, donc, une lutte de classe majeure dans laquelle les acteurs révolutionnaires doivent s’inscrire dans l’appropriation mais aussi dans le dépassement dialectique de la forme de vie communautaire des lakous. Dans cette veine, le néolakou se présente comme l’ensemble des biens physiques, naturels et immatériels qui permet de constituer des pratiques de gestion collective et démocratique dans leur usage et leur partage sur la base de procédures, de règles et de coutumes définies par les coproducteurs eux-mêmes.

Leur institutionnalisation en tant que structure sociale, économique, politique et spirituelle sur laquelle nous devons nous appuyer pour agir non seulement de manière à révolutionner cet héritage ancestral qu’est le lakou, mais surtout pour l’envisager comme modèle adéquat qui s’inscrit culturellement dans la trajectoire historique du projet des marrons (Makandal, Boukman etc.). Cette démarche de créativité féconde ne se réduit pas à un enclos historique, à un passé qui appartiendrait à un patrimoine qu’il faudrait conserver de manière dogmatique, mais plutôt se réfère à des formes de gestion collective qui se réalisent dans le présent et qui se projettent dans l’avenir, comme une sorte de machine à voyager dans le temps.

Contrairement au marxisme traditionnel, il n’y a aucune loi historique qui nous mènerait à cette alternative. En effet, ces divers courants avaient cru que les contradictions immanentes au capitalisme devraient inévitablement aboutir à une société supérieure au capitalisme. Le socialisme et le communisme du 19e et du 20e siècle pensaient en termes d’expropriation des expropriateurs, selon l’expression de Marx. Il s’agissait d’exproprier les capitalistes qui eux-mêmes avaient exproprié les habitants des campagnes.

Aujourd’hui, nous devons mettre aux oubliettes cette croyance, car ce n’est plus la révolution marxiste-léniniste qui s’inscrit dans le développement nécessairement capitaliste des forces productives d’où sortirait une forme supérieure de société dit « socialisme », en ayant une phase de transition caractérisée par la dictature du prolétariat. Nous devons inventer une toute autre révolution, une autre façon de refonder la société haïtienne. Cette révolution se présenterait comme un moment où les forces populaires et démocratiques décident de refonder ces institutions, dont le lakou ancestral. Ce qui est entrain de se faire avec les nouveaux lakous, c’est justement la construction d’une autre manière de vivre, d’habiter, de consommer, de produire les conditions d’existence, d’aimer, de jouir, bref de vivre la liberté en harmonie avec la beauté du monde. Certes, tout cela est imperceptible parce que naissant, émergeant, donc difficile à saisir parce qu’en cours.

Le lakou, forme spécifique du commun en Haiti, est une organisation sociale, spatiale et mystique. Une structure holistique que nous avons inventée et qui rassemble des millions de personne à travers tout le pays. Sur cette base, le néolakou, conçu dans sa phase transitionnelle, permettrait de mettre en place un outil de production qui pourrait créer, dans un premier temps, un travail productif ainsi que de la valeur marchande générée à partir de l’écoulement d’une partie des produits sur le marché capitaliste. Une partie de l’argent ainsi créé va pouvoir, dans un deuxième temps, donner lieu à cotisation dans une caisse d’investissement qui, elle-même, subventionnera dans un troisième temps des projets au sein des néolakous.

Dès lors que nous nous approprions la valeur que nous avons créée, nous pourrons nous sortir de la dépendance à l’emploi et à la dette. Cette phase et démarche sont adéquates et primordiales afin que les néolakous puissent maitriser la possibilité d’offrir un revenu à ses membres, produire des valeurs d’usage qui ont du sens, contrôler l’investissement, donc une effective appropriation des instruments de travail. Les néolakous en produisant autrement et à grande échelle pourraient marginaliser le mode de production capitaliste ainsi que les formes de pouvoir en lien avec celui-ci. Même s’il y aurait du pouvoir en leur sein et entre eux, en se basant sur la fédéralisation des néolakous, la mise en pratique de ces éléments de pouvoir serait limitée par les structures ainsi que par la puissance agissante des forces populaires et de leur coordination. Le fédéralisme des néolakous consisterait à faire des choses communes, en prenant comme principe la codécision.

Tout cela en conformité avec les luttes populaires et démocratiques pour arracher des droits comme par exemple un salaire adéquat pour la classe ouvrière et l’accès à la terre aux paysans. Dans cette perspective, il s’agit d’inverser le rapport de force entre l’État, l’argent et la valeur marchande pour une auto-organisation effective à la base dans le cadre généralisé de production de valeur d’usage. La société communautaire des néolakous fonctionnerait dans une démocratie directe qui ne déciderait pas seulement politiquement de tout ce qui les concerne, mais s’attachera à la production de valeurs d’usage, à travers les formes sociales du travail à remobiliser, en vue de satisfaire les besoins d’une part des habitants des néolakous ainsi que leurs familles vivant en dehors de la structure et d’autre part de ceux de la population envoisinante.

Le néolakou n’existe pas naturellement, mais dans une intentionnalité agissante des acteurs sociaux qui édifient une alternative institutionnelle d’ordre juridique et politique dans le cadre de pratiques, d’activités qui s’articulent au thématique du commun. En ce sens, le néolakou est une question d’institution, de choix politique collectif. Cette dynamique serait fortement renforcée en lien avec un mouvement social puissant qui s’érige dans la lutte elle-même et qui poursuit des objectifs stratégiques contre le capitalisme globalisé et contre l’Étatisme promeut par la « gauche » et qui imprègne l’imaginaire populaire. En somme, les néolakous visent à construire des rapports sociaux alternatifs par la construction d’une forme de vie ancrée dans la matrice profonde et nombreuse du peuple haïtien, au-delà du capitalisme globalisé et de tout Étatisme.

* Chercheur

Des citoyens-nes et professeurs condamnent la présence de la police dans des facultés de l’Université d’Etat d’Haïti

jeudi 1er février 2018

Déclaration d’un groupe de citoyens et citoyennes et de professeurs sur la crise de l’UEH

Document soumis à AlterPresse le 1er février 2018

A l’occasion d’une réunion de travail tenue le samedi 27 janvier dernier un groupe de citoyens et citoyennes et des Professeurs de l’UEH estiment nécessaire de s’exprimer sur les derniers développements de la grave crise qui secoue l’UEH, notamment les tentatives inacceptables de militarisation des espaces universitaires qui se sont concrétisées par la présence des agents du CIMO et du BOID respectivement à la Faculté des Sciences Humaines et à la Faculté d’ethnologie depuis le jeudi 25 janvier écoulé.

Les Institutions d’enseignement supérieur constituent un précieux patrimoine collectif en Haïti. Des luttes démocratiques ont été menées par plusieurs générations d’étudiants, de professeurs et de patriotes depuis la fameuse grève de Damien de 1929 qui a contribué à accélérer le départ des troupes d’occupation étatsuniennes en 1934.
L’UEH comme tout espace d’enseignement (article 34 de la Constitution de 1987) doit demeurer un espace autonome et inviolable. Pour accomplir valablement sa mission de production de savoirs, de développement de la pensée critique et de services à la communauté elle ne peut accepter aucune dépendance d’aucune institution.

L’UEH est sous-dimensionnée, sous-équipée, marginalisée par l’État haïtien qui ne l’intègre pas dans le cadre des réflexions stratégiques sur l’avenir de notre pays et la définition des grandes orientations d’un projet national et des politiques publiques.
La demande pour une éducation supérieure de qualité explose depuis de nombreuses années et génère une émigration massive vers la République Dominicaine, l’Amérique du Nord, l’Amérique Latine et l’Europe.

Les actes de violence, les agressions physiques, les actes d’intimidation qui se sont produits au cours des dernières années allant jusqu’à des menaces de mort ne sauraient être tolérés au sein de l’UEH. Des sanctions doivent être adoptées contre les auteurs de telles actions en se basant sur le résultat d’enquêtes minutieuses et non-partisanes. Dans certains cas l’intervention de la justice est nécessaire pour contribuer à établir la vérité des faits.

La question de la sécurité des étudiants, des professeurs, du personnel administratif, des infrastructures de l’Université (salles de cours, bibliothèques, archives, laboratoires, etc.) est une question importante qui doit être résolue à l’intérieur de l’UEH.

Nous condamnons la décision prise par les autorités universitaires d’inviter des corps spécialisés de la Police Nationale - qui par ailleurs ont une tradition répressive avérée et souvent dénoncée - à investir les locaux de la FASCH et de la Faculté d’ethnologie. Cette décision qui trahit l’esprit de la Constitution de 1987 et qui risque d’alimenter les tentations autoritaires du Pouvoir en place n’est pas susceptible de contribuer à la résolution de la crise. Cette occupation ne peut que créer de nouveaux conflits, des tensions inutiles, alimenter des actes de violence tout en polarisant davantage les protagonistes de la crise.

Nous réclamons le retrait immédiat des corps de policiers invités et nous exhortons les protagonistes à choisir le chemin du dialogue en mettant en place des mécanismes crédibles de médiation permettant d’aboutir à des compromis acceptables pour tout un chacun comme ceci s’est produit récemment au sein de l’École Normale Supérieure (ENS).

Nous devons défendre l’UEH qui doit bénéficier des conditions indispensables pour qu’elle soit capable de remplir la mission essentielle qui est la sienne au niveau de l’enseignement, de la recherche et des services à la communauté tout en s’impliquant davantage dans la conceptualisation et l’expérimentation de solutions alternatives à la crise de société que nous vivons depuis trop longtemps.

Les signataires de la présente déclaration qui ont démontré tout au cours de leur vie leur profond engagement pour la défense de la dignité de notre pays et la construction démocratique, qui ont contribué à former plusieurs générations d’intellectuels et de professionnels haïtiens et ont fait avancer de façon significative la réflexion théorique sur bon nombre de problématiques sont disponibles en vue de participer à la mise en place de solutions négociées.

Vive l’autonomie de l’UEH !

Vive un enseignement public de qualité capable de contribuer à la refondation de notre société au bénéfice des couches majoritaires.

Pour authentification :
William Smarth
Michel Hector
Ernst Mathurin

Suivent les signatures :
Bernard Éthéart
Jean Casimir
Freud Jean
Camille Chalmers
Anselme Rémy
Alix Pierre Louis
Colette Lespinasse
Marie Evelyne Larrieux
Sabine Lamour
Georges Eddy Lucien
Luc Smarth
Tony Cantave
Yves Dorestal

Haïti-Carnaval : La Nehro souhaite la protection du patrimoine culturel en proie aux dérives immorales

vendredi 2 février 2018

P-au-P., 31 janv. 2018 [AlterPresse] --- La New england human right organization (Nehro) souhaite que le patrimoine culturel d’Haïti soit protégé de toute dérive immorale pendant la période carnavalesque.

Elle invite le peuple a prôné une bonne gestion de ses biens culturels dans le but de les transmettre aux générations futures, dans une note de presse datée du 29 janvier 2018, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse

Les responsables de l’État, de la justice haïtienne et les maires en particulier sont appelés à se comporter comme des hommes et des femmes d’État et à sévir contre toutes celles et tous ceux qui pensent qu’en utilisant des propos orduriers et inconsidérés, ils peuvent jouir d’une certaine notoriété.

Elle exhorte également à éviter une torture morale à la jeunesse haïtienne, car une déchéance morale ne fera pas honneur au peuple haïtien.

L’organisme de droits humains rappelle que le carnaval aide à dépasser les problèmes quotidiens, à s’amuser sainement, sans confondre la décence et l’indécence, la moralité et l’immoralité, le fou rire et la vulgarité.

La Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel constitue un texte juridique adopté le 16 novembre 1972 par l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et ratifiée le 18 janvier 1980 par Haïti.

Le Collectif des citoyens de Port-au-Prince a organisé un sit-in devant la mairie de la capitale, le jeudi 1er février 2018, contre une éventuelle participation du groupe « Sweet Micky » de l’ancien président Michel Joseph Martelly, au carnaval national de Port-au-Prince.

Sweet Micky, qui est connu pour son comportement réputé vulgaire et immoral, est interdit de participer au carnaval de Gonaives (département de l’Artibonite, Nord) ainsi qu’à celui de Jacmel, prévus pour le week-end prochain. [la emb gp apr 02/02/2018 12:15]


Haïti-Médias : Des injures entre Michel Martelly et un présentateur en ondes sur Radio-Télé Caraïbes

vendredi 2 février 2018



P-au-P, 2 janv. 2018 [AlterPresse] --- L’ancien président Michel Joseph Martelly du groupe « Sweet Micky » a insulté, ce vendredi 2 février 2018, le présentateur Edmond Jean-Baptiste, lors de l’émission Matin Caraïbes, diffusée sur les ondes de Radio-Télé Caraïbes (Rtvc).

Durant cette émission, l’ancien chef d’Etat, réputé pour ses grivoiseries, s’est laissé emporter au moment où le présentateur était sur le point de lui poser une question relative, entre autres, à la mauvaise gestion de fonds publics, notamment sous sa présidence.

« Tout ce que tu dis est faux, tu ne peux rien prouver... », martèle Martelly, qui a qualifié son interlocuteur d’ « hébété ».

Suite à un échange enflammé, diffusé en direct sur Facebook, des injures ont été lancées par Martelly et le présentateur a riposté.

La situation de tension a contraint les animateurs à observer une pause, avant de poursuivre l’émission sans la présence d’Edmond Jean-Baptiste.

Depuis son accession au pouvoir en mai 2011, jusqu’à son retour à la vie civile, Martelly n’a cessé de multiplier des attaques notamment envers la presse : les injures proférées contre le journaliste Germain Etienne de Scoop FM le lundi 3 octobre 2011, le tchuipe (geste de dédain) à l’endroit du journaliste Eddy Jackson Alexis, le 3 février 2012, les propos irrévérencieux et menaçants à l’endroit des journalistes vedette Liliane Pierre Paul de Radio-Télé Kiskeya et Jean Monard Metellus de la radio privée Caraïbes FM, l’agression verbale vis-à-vis d’une femme lors d’un meeting politique à Miragôane, en juillet 2015, pour ne citer que ceux-là.


Le groupe Sweet Micky a été interdit de participer au carnaval de Gonaïves (département de l’Artibonite, Nord) ainsi que de celui de Jacmel, prévus pour le week-end prochain, pour les propos injurieux tenus habituellement lors de défilés.

On assiste, suite à cette interdiction, à une multiplication des interventions de Martelly dans les médias pour tenter de justifier son attitude jugée immorale.

Diverses organisations sociales ont également souhaité que le comité du carnaval ainsi que la Mairie de Port-au-Prince emboîtent le pas à ceux des Gonaïves et de Jacmel.

Des dizaines de personnes ont pris part, le jeudi 1er février 2018, à un sit-in devant la mairie de Port-au-Prince pour protester contre une éventuelle participation du groupe « Sweet Micky » au carnaval national de Port-au-Prince, prévu du 11 au 13 février 2018 autour du thème « Ayiti sou wout chanjman ». [emb gp apr 02/02/2018 13 :10]

Haïti-Culture : Des organisations dénoncent une éventuelle participation de Martelly au carnaval de Port-au-Prince, lors d’un sit-in

vendredi 2 février 2018



P-au-P, 1er fév. 2018 [AlterPresse] --- Des dizaines de personnes ont pris part, le jeudi 1er février 2018, à un sit-in devant la mairie de Port-au-Prince, pour protester contre une éventuelle participation du groupe « Sweet Micky » de l’ancien président Michel Joseph Martelly, au carnaval national de Port-au-Prince.

Les membres de plusieurs organisations, dont l’Union nationale des normaliens et normaliennes d’Haïti (Unnoh), ont, entre autres, pris part à ce mouvement lancé à l’initiative du Collectif des citoyens de Port-au-Prince.

« Il ne faut pas qu’on laisse souiller notre intégrité. Nous ne voulons pas avoir la présence de Martelly dans le parcours carnavalesque », affirme la coordonnatrice du Kolektif fanm ayisyèn, Magalie Lacroix.

« Kolektif fanm ayisyèn crie à bas la violence verbale et Micky au carnaval » sont parmi les messages inscrits sur des pancartes.

Le militant Etienne Getro demande au président Jovenel Moïse et le maire de Port-au-Prince Ralph Youri Chévry de faire le peu qu’il soit pour éviter la participation de Martelly aux festivités carnavalesques.

Nous sommes présents à ce sit-in pour accomplir notre devoir en dénonçant les agissements de Martelly, martèle le président de la Fédération nationale des organisations (Fenao), Dupiton Joseph.

Un document a été transmis à la municipalité afin qu’une décision soit prise sur le cas de Martelly, indique Joseph.

Ebens Cadet, dirigeant de l’Unnoh invite la mairie de Port-au-Prince à prendre ses responsabilités.

Des jets de pierres ont ciblé les protestataires réunis devant la mairie et les forces de l’ordre ont du intervenir pour rétablir le calme.

Le comité du carnaval est chargé du défilé des chars musicaux et la mairie s’occupe de l’aspect artistique y relatif, précise la directrice générale de la mairie de Port-au-Prince, Anne René Louis.

Un contrat sera signé avec les groupes qui auront à prendre part au défilé pendant les trois jours. Des sanctions seront prises contre tout groupe qui tiendrait des propos grivois, met-il en garde.

Le groupe Sweet Micky est interdit de participer au carnaval de Gonaïves (département de l’Artibonite, Nord) ainsi que de celui de Jacmel, prévus pour le week-end prochain.

Des festivités carnavalesques à Port-au-Prince sont prévues du 11 au 13 février 2018 autour du thème « Ayiti jan l dwe ye ». [la emb gp apr 01/02/2018 15 : 35]

Environnement : Déploiement de brigades spécialisées pour empêcher l’entrée d’objets en polystyrène en Haïti

jeudi 1er février 2018

P-au-P, 1er févr. 2018 [AlterPresse] --- Le Ministère de l’environnement (Mde) annonce le déploiement de brigades spécialisées dans les douanes, afin d’empêcher l’entrée d’objets en polystyrène ou en styrofoam sur le territoire d’Haïti.

Ces brigades sont composées d’agents des ministères des finances, de l’environnement, de la justice et du commerce, précise le titulaire du Mde, Pierre Simon Georges lors d’une conférence de presse, le mercredi 31 janvier 2018, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

L’utilisation persistante et abusive de ces objets expansés représente un problème environnemental pour Haïti et un danger pour toutes les citoyennes et tous les citoyens, souligne le Mde.

Il appelle à la conscientisation de la population sur le danger, que représentent ces objets sur l’environnement.

Des mesures coercitives, comme la saisie de ces produits et d’autres sanctions prévues par la loi, seront prises contre les contrevenantes et contrevenants.

C’est la troisième fois, entre 2013 et 2018, que des institutions gouvernementales font part de dispositions, visant à empêcher la circulation de produits en polystyrène ou en styrofoam sur le territoire national

En dépit de l’interdiction de l’importation et de l’utilisation de la vaisselle en polystyrène expansé ainsi que l’annonce de sanctions contre les propriétaires de ces marchandises, ces produits seraient encore en circulation à travers le pays.

Une pétition avait même appelé le gouvernement haïtien à faire appliquer l’arrêté ministériel du 10 juillet 2013, interdisant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation, sous quelque forme que ce soit, des sacs en polyéthylène et objets en polystyrène expansé à usage alimentaire unique. [nc emb rc apr 1er/02/2018 12:20]

Haïti-Corruption : Le rapport Petro-Caribe ne pourra pas être enterré, estime le sociologue et professeur Ilionor Louis
Petro-Caribe, opportunité manquée pour l’enseignement supérieur

samedi 3 février 2018

Actualisé le 3 février à 14:30

P-au-P, 2 fév. 2018 [AlterPresse] --- Le sociologue Ilionor Louis encourage un approfondissement du rapport d’enquête de la Commission éthique et anti-corruption du sénat sur le programme Pétro-caribe, en vue de déterminer les responsabilités dans la dilapidation de ces fonds.

Seule une justice impartiale, indépendante et qui n’est pas sous le contrôle du pouvoir exécutif permettrait d’identifier les coupables, croit Louis, invité à l’émission TiChèzBa, animée par le journaliste Gotson Pierre, et prévue pour être diffusée les samedi 3 et dimanche 4 février 2018 sur la station en ligne AlterRadio (samedi : 7:00 am, 3:00 pm ; dimanche : 7:00 am, 1:00 pm, 5:00 pm).


« La majorité des parlementaires représenterait les secteurs économiques dont l’honnêteté peut être mise en doute (dans cette affaire). Ces gens seraient les alliés du pouvoir et de secteurs économiques puissants », critique-t-il.

Il pointe du doigt les élites politiques et économiques dans le détournement d’environ 4 milliards de dollars du programme Petro-caribe qui pourraient servir, dit-il, à contribuer à un changement en Haïti.


Une séance au sénat sur le rapport, tenue durant plus de 13 heures (dans la nuit du 31 janvier au jeudi 1er février 2018) a été mise en continuation. La dite séance a été annoncée pour le mardi 6 février.

Mais lors d’une autre séance discrète tenue dans la soirée du jeudi 1er février 2018, des sénateurs du Parti haïtien tèt kale (Phtk) au pouvoir et leurs alliés ont résolu de transférer le rapport à la Cour des comptes et du contentieux administratif (Csc/Ca) pour être "approfondi".

Il est demandé à la Csc/ca d’effectuer une vérification, une analyse et un examen approfondis de la gestion des fonds PetroCaribe sur la période allant de septembre 2008 à septembre 2016, d’après une résolution du sénat.

Des sénateurs de l’opposition se disent choqués par cette décision prise à leur insu.

Si elles ne sont pas responsables de la dilapidation des fonds Petro-caribe, les personnes concernées devraient porter plainte pour lever le doute qui pèse sur elles, pense le sociologue, qualifiant ce détournement comme « quelque chose d’honteux ».

Le procès de Petro-Caribe se tiendra, de toute manière, un jour, espère-t-il.

Petro-Caribe, une opportunité manquée pour l’enseignement supérieur


Une partie des millions de Petro-Caribe aurait pu être investie dans le renforcement de l’enseignement supérieur public en Haïti, regrette le professeur d’université, auteur d’une récente enquête intitulée "La condition étudiante en Haïti".

Pendant les dix dernières années, l’Etat a dépensé annuellement 400 dollars américains pour chaque étudiant à l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh) alors qu’en France, cette somme est de 7 mille euros et à Cuba 7000 dollars, indique-t-il.

La plupart des étudiantes et étudiants des universités et écoles supérieures haïtiennes manquent de tout et sont loin de pouvoir satisfaire leurs besoins primaires et académiques, relève l’enquête réalisée dans 4 villes : Port-au-Prince (Ouest), Gonaïves (Artibonite, Nord), Port-de-Paix (Nord-Ouest) et Limonade (Nord).

Manque d’accès à l’alimentation, au logement, aux bibliothèques, aux transports, aux soins sanitaires et aux loisirs : ainsi s’exprime la précarité des étudiants haïtiens, à cause du sous-financement de l’Ueh. Ce qui détermine la situation de violence qui règne à l’Université, avance Louis, soulignant combien celle-ci est à la fois structurelle et conjoncturelle.

Cette crise a entraîné la paralysie des activités académiques dans plusieurs entités de l’Ueh, pendant des mois.

Le jeudi 4 janvier 2017, le Conseil de l’université (Cu) de l’Ueh avait sollicité, dans les meilleurs délais, une présence policière dans l’enceinte de la Fasch et de la Faculté d’ethnologie (Fe), suite à une réunion en session extraordinaire, le mercredi 27 décembre 2017. Une présence applaudi par certains et condamnés par d’autres.



1 comment
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Dugue Dumond
2017-12-23 21:01:55
Good job
 
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